Comment éviter le burn out ?

Burn out = gros craquage

“Le travail c’est la santé !” “Si tu travailles bien à l’école, tu feras un métier qui te plaît.” “Le travail, y’a que çà de vrai !” 

Hum Hum ! Il y a comme une couille dans le potage n’est-ce-pas ? 

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OK ça arrive – genre : Thomas Pesquet, il en rêvait et il est devenu astronaute – mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Alors STOP aux dictons, STOP aux dictats ! Non, ce n’est pas une évidence de se sentir bien au travail. Un : on ne fait pas forcément le travail dont on rêvait (et encore faut-il avoir une vocation rêvée car là non plus ce n’est pas le cas de tout le monde) et deux : le travail est peut-être celui qu’on a choisi mais il y a parfois comme un caillou dans la chaussure. Un patron horrible, des collègues jaloux et médisants, des horaires de goulag, une pression de cocotte minute et au bout… le désenchantement. Désenchantement, dans le meilleur des cas. Sinon gare aux dépressions sournoises, aux maux de ventre qui deviennent des ulcères insidieux, aux malaises, aux migraines et aux nuits en pointillés. 

Autant d’alertes pour vous dire qu’il est grand temps de changer de cap ou carrément de mettre les voiles. 

Nous allons voir comment, car des portes de sortie secrètes existent pour vous échapper.

 

1- J’ai fait un « burn out »

Ah bon? Mince. Mais c’est quoi exactement? 

On pourrait presque dire que c’est « le mal du siècle », sauf que ça fait plusieurs siècles que ça dure cette histoire. C’est la première cause d’absences longues au travail. Le nombre de personnes touchées par le syndrome d’épuisement professionnel, le fameux « BURN OUT » ne fait que croître d’années en années. Et encore, les différents rapports soulignent l’extrême difficulté à diagnostiquer cette maladie car il faut pouvoir prouver que le mal est causé par le travail et non par autre chose. 

En 1974, le psychanalyste new-yorkais Freudenberger rédige un article dans lequel il décrit les symptômes les plus fréquents : fatigue, rhumes, maux de tête et insomnies notamment. Il insiste sur le fait que les personnes atteintes présentent des troubles émotionnels, sont plus souvent en colère et deviennent cyniques. Au final : dépression. 

Et le pire dans tout çà, c’est qu’on trouve en première ligne les professions liées au secteur social. Les gens qui aident les autres. Infirmiers, enseignants, gardiens de la paix (c’est plus beau que policier). Sur le papier pourtant la mission était belle. 

 

2- Le burn out, c ’est tabou !

Pour que ce soit injuste jusqu’au bout, ce sont les personnes les plus efficaces au travail qui sont touchées. Elles ont à coeur de bien faire, de faire le maximum car à la base ce sont des personnes fortes, qui se challengent, qui font le dos rond. D’où le problème d’ailleurs car elles en font toujours plus et ne voient pas le danger arriver et préfèrent se voiler la face plutôt que d’accepter de se savoir en difficulté.

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En France, les politiques tardent à s’intéresser au problème. En 2015 seulement, un premier projet de loi est déposé à l’assemblée nationale qui refuse de reconnaitre ce syndrome comme maladie professionnelle. En 2016, Benoit Hamon dépose une nouvelle proposition – refusée. François Ruffin en février 2018 réitère l’expérience : REFUSÉE on t’a dit !

On ne veut pas en entendre parler. Bah oui, sinon c’est tout le système qui s’écroule et qu’il faut revoir. Repenser les conditions de travail, augmenter les salaires, accorder plus de reconnaissance aux employés, recruter, former les cadres à un vrai management (autrement dit accompagner vers la réussite avec bienveillance quoi).  

Bref on est loin de vouloir s’attaquer au problème, alors on préfère se mettre la tête dans le sable.

 

3-  Voici la liste des erreurs que j’ai commises et que je vous conseille d’éviter :

Je pense qu’il y a plusieurs degrés de mal-être au travail et que je ne suis jamais arrivée au point de l’épuisement, du burn out. Par contre j’ai connu des périodes difficiles dans plusieurs jobs différents. 

  • Accepter un job qui ne vous plait pas

Alors j’étais commerciale, je devais faire toute la région parisienne en voiture avec les bouchons, j’arrivais dans une zone commerciale et mangeais mon sandwich en attendant que l’agence ouvre à 14 heures pour ensuite que la personne me dise « ah non, mais la j’ai vraiment pas beaucoup de temps à t’accorder » (super, je pourrais peut-être éviter les bouchons au retour). Le tout pour le smic, pas d’indemnités repas, ni kilométriques. En CDD renouvelables à souhait en décalant les dates de missions de trois semaines à chaque fois. Ennui au quotidien  : c’était génial !

Bah non, Erreur.

  •  Ne pas savoir dire “non” 

Combien de fois je me suis retrouvée à accepter une tâche en plus tout en sachant que je n’aurai jamais le temps de tout faire… Alors je restais plus tard au travail pour finir et n’allait pas au sport par exemple.

Erreur !

  • Ou quand on est cadre : finir par faire pour les autres

Caro ? la note de service sur le projet flamenco que je t’ai demandé depuis 15 jours et qu’on doit rendre demain, tu l’as terminée ? Non ?!! Argh…Damned ! Bon bah je m’y colle.

Erreur !

  • Laisser les autres me faire du mal

C’est assez lisible : sur certains il y a marqué « attention chien méchant » et sur d’autres « marche sur mon pied, il fait de la musique ». Le pervers narcissique ne s’y trompe pas ! Gnarf ! Gnarf ! Gnarf ! Qui va t’il aller embêter ? Gagné : le gentil qui manque de répartie sur le moment tellement il est surpris par la cruauté humaine.  

Conclusion : (non, on ne devient pas une brute épaisse ou une punaise sur stilettos) on se protège, on se respecte, on se défend. Force tranquille. La bave du vilain crapaud ne vous atteint pas, il va finir par se lasser. On respire, on prépare sa riposte et à la cantine avec humour devant témoins, on lui fait la remarque : « décidément tu ne peux pas t’empêcher de médire toi ! » Paf ! et à un autre moment on glisse dans la conversation (à bon entendeur) qu’on fait de la boxe française depuis 3 ans. (allez, cours t’inscrire).

  • Croire que les collègues sont des amis

On s’entendait tellement bien. Je me donnais entièrement pour se job. Ma supérieure avait quasiment mon âge, je la trouvais brillante, on riait, je trouvais nos échanges stimulants, on a créé une salle des spectacles vivants et la programmation théâtrale, monté moults projets culturels hypers intéressants, braver les vents capricieux des personnes politiques, on déjeunait parfois ensemble le midi, je lui ramenais un petit cadeau en rentrant de vacances et pourtant… Lorsque le service s’est agrandi, l’équilibre a été rompu. Elle est devenu la chef. Plus question de travail main dans la main mais de hiérarchie, de retenue d’informations. A elle les dossiers prestigieux, à moi les tâches plus ingrates. 

La déception a été immense, l’ambiance a fait grise mine, le coeur n’ y était plus. J’en pleurais régulièrement.

Erreur !

 

Résumons :

Le travail certes, à moins d’être rentier, nous sommes tous obligés de nous y coller. Ce n’est pas une raison pour se pourrir la vie. Car l’enjeu principal est tout de même là : dans la vie, on cherche à être heureux. Et oui ! On aurait presque tendance à l’oublier dis donc !

Plusieurs solutions : 

  • bien choisir son travail pour que çà n’en soit plus un, qu’il nous soit agréable au quotidien.
  • prendre du recul et rester cool. Je te renvoie vers mon article  Comment être zen au travail ?
  • s’organiser pour optimiser son bien être au travail 
  • savoir changer de travail si ce n’est plus tenable. 

 

La vie est belle les amis !

 

Et pour vous le travail, comment çà se passe? Faites-nous part (à moi et aux autres lecteurs) de vos expériences, de vos astuces en laissant un commentaire ci dessous.

 

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