Oser changer de travail pour ne pas le regretter toute sa vie (mon histoire personnelle)

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On a tous quelque chose que l’on voudrait améliorer dans notre vie : perdre du poids, vivre ailleurs, arrêter de fumer, pratiquer plus souvent les activités qui nous font plaisir, voyager, gagner plus de sous, être plus détendu, être moins ceci ou plus cela et …changer de boulot ! 

Comme je vous comprends. On y passe près de huit heures par jour. Tant que l’on est jeune et sans enfant, on peut profiter avec insouciance de sa soirée et d’une partie de la nuit. Après c’est plus compliqué. La journée « famille » commence et bien que ce soit des moments agréables, on ne se préoccupe guère de son épanouissement personnel les premiers temps du moins. Mais peu importe dans les deux cas, avec ou sans enfants, avec ou sans soirée devant soi, c’est quand même dommage de se sentir mal tout au long de la journée au travail, de devoir prendre sur soi et bien souvent de déprimer le soir à cause de cette situation. 

Si c’est le cas, vous pouvez dans un premier temps lire mon article : Comment éviter le burn-out

Cela vous parait difficile de changer? Vous restez englué dans la même situation depuis longtemps déjà? Pourquoi faire un travail qui ne vous plait pas? Personne ne devrait subir ce supplice au quotidien. Si cette situation vous parle alors  : il est temps d’OSER CHANGER de travail.

Facile à dire me direz vous. Et bien oui et je peux prouver que c’est faisable par ma propre expérience.

Attention, je vous donne la théorie. Il y a une grande part psychologique dans l’aptitude au changement. Moi même, il y a des choses que je change aisément (de job par exemple, je suis une spécialiste) et d’autres que je n’arrive pas du tout à mettre en place (faire des abdos matin et soir pour retrouver un corps de déesse ahah!). Je vais donc plutôt vous parler de ma méthode pour changer de travail.

J’espère vous donnez des pistes pour impulser de petites choses qui cumulées feront les grands chamboulements.

 

1- Oser changer de travail : tout se passe dans la tête

Le déclic du changement

grande roue et ruines

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Le point de départ, c’est un mal-être, un inconfort, quelque chose qui dérange de façon récurrente, une épine dans la chaussette si ce n’est une aiguille à tricoter dans le pied. Je pense à ce un supérieur incompétent, à ce salaire qui ne vous permet pas de vivre la vie de vos rêves, aux dysfonctionnements récurrents de l’institution qui vous emploie, aux valeurs que vous ne partagez plus avec votre employeur. Le pire étant de se dire qu’on mène une vie avec laquelle on ne se sent pas en phase, qu’on ne sait pas bien pourquoi on se lève le matin. 

 

De là découle normalement l’envie de changer. Mais ne tardez pas trop à sauter dans le vide car il faut avoir « l’envie d’avoir envie » 😉 Donc il ne faut pas attendre d’être trop embourbé dans une sombre déprime pour s’attaquer au problème, sinon on a plus envie du tout, on n’a plus la force.

La clé de la réussite c’est d’avoir un déclic qui permet de prendre fermement la décision de passer à l’action et de s’y tenir.

 

En pratique 

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Toi qui me lis, quel est le point qui chatouille ? 

Si tu poses les choses par écrit, le problème te sautera aux yeux de façon plus évidente. Tu peux essayer de répondre aux questions suivantes : 

Qu’est ce qui aujourd’hui nuit à ton épanouissement ? 

Quel est ce rêve ou quelle est cette envie qui te taquine depuis si longtemps et que tu laisses de coté ?

Comment souhaiterais-tu occuper tes journées si comme par magie tu pouvais exercer n’importe quel métier ? 

Vas-y lâche-toi ! A ce stade là on ne parle pas de tes compétences, de ton profil, du bac que tu as passé ou pas etc. Pas de restriction, juste des envies.

 

2 – Dis toi que « c’est possible »

C’est la base. Pourquoi d’autres y arriveraient et pas toi ? Quels sont tes atouts pour réussir ? En dehors des diplômes, une forte envie peut suffire, le reste va suivre car tu vas trouver des solutions, faire les concessions nécessaires pour arriver à tes fins.

Voici mon histoire professionnelle

Devenir prof d’arts plastiques

Je n’ai pas grandi avec une vocation précise, comme d’autres savent qu’ils veulent faire de la moto leur métier par exemple. J’aimais bien dessiner, je me suis dit : « ok pourquoi pas prof de dessin, de toute façon je ne suis pas bonne en maths, je reste en filière littéraire et artistique : ça me va. » Pas de plan de carrière en somme. 

J’ai passé un Deug d’arts plastiques à la fac. Je me suis fait des amis, je me suis amusée mais j’ai eu peur de me retrouver un jour devant des collégiens difficiles à maitriser pendant ce cours plus ludique, sans aucune méthode de gestion de classe au vue de ce que j’apprenais à la fac. 

A coté, je travaillais comme animatrice en centre de loisirs ou animais des colos. Fun assuré.

 

Devenir guide interprète

Embellir le monde

Guide interprète sur les bateaux mouche

Je me suis donc réorienté et j’ai passé un BTS tourisme option histoire de l’art. Je suis tombée en admiration de  ce prof hyper intéressant qui était guide dans les monuments historiques. J’ai eu envie de faire comme lui. Je voyais un lien avec mes appétences artistiques. Je trouvais çà cohérent. Je me suis préparée, j’ai beaucoup révisé et j’ai passé le concours de guide interprète national. 

Pendant ce temps je travaillais comme vendeuse chez Pier import. J’adorais le coté mise en rayon, décoration et mes collègues avec qui je riais beaucoup.

Je me suis trouvé un stage puis deux et enfin un petit contrat de saisonnière dans le domaine du guidage. Des vedettes du Pont Neuf à Paris (comme les bateaux mouches) aux châteaux de la Loire, j’ai mené mon petit bonhomme de chemin. Puis j’ai bien vu que c’était très répétitif, que je ne gagnais vraiment pas beaucoup, que ma situation était précaire et que j’allais vite m’ennuyer. 

 

Devenir chargée d’actions culturelles

J’ai donc repris mes études pour passer un master de communication pensant que çà m’ouvrirait plus de portes. 

Toujours un job à coté : vendeuse au rayon bijou de Nature et Découverte. Une entreprise que j’adore et avec encore une fois des collègues très chouettes. 

C’est avec un peu de chance et des relations que j’ai pu saisir une super opportunité et travailler dans le secteur culturel. Mon parcours intéressait. J’ai donc pendant 4 ans été « chargée d’actions cultuelles » au sein d’une municipalité. Je travaillais beaucoup à la programmation des spectacles du théâtre et à la réalisation de projets culturels avec les écoles et les associations. J’ai adoré. Le tableau s’est assombri lorsque ma responsable n’a plus souhaité que je travaille au théâtre pour qu’elle reprenne seule la main sur ce dossier. J’adorais mon travail, je me donnais à 200%, je m’étais investie corps et âmes dans ce job hyper épanouissant.  J’avais le sentiment d’être rétrogradée au lieu d’être promue, qu’on m’éloignait de façon brutale de tout ce que j’avais participé à faire fonctionner. J’en étais déprimée pendant plusieurs mois. 

Qu’à cela ne tienne : j’ai cherché le même type de poste ailleurs et j’ai trouvé. Sur le papier c’était même plus beau, plus gros : j’avais un poste de responsable. La réalité du poste était bien différente. J’y suis allée et j’ai tenu un an. Il s’est avéré que celà ne m’a pas plu. Je suis contre les injustices. Je suis contre le fait de devoir faire des choses à l’encontre de mes valeurs et de ce pourquoi j’avais signé. Je faisais remonter les dysfonctionnement, je défendais de mon mieux l’intérêt du personnel dont j’avais la charge tout en leur demandant d’effectuer des horaires bien largement en dehors du cadre réglementaire. 

Bref : j’ai demandé une rupture de contrat. 

 

Des moments de remise en question, de doute, de déprime

depression- doute- prise de tête

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Bon, à ce stade si je ne vous ai pas perdu en route, vous vous doutez que je commençais à m’épuiser de ces changements de vie. Que je me sentais perdue à ne pas savoir quelle vie mener. Que je me demandais si le problème ne venait pas de moi, si je n’étais tout simplement pas faite pour le travail sous les ordres de quelqu’un, si je devais monter ma boite… Mille questions se bousculaient dans ma tête. Je n’avais d’expérience dans aucun autre domaine, pas beaucoup de sous devant moi.

Je me suis quand même dit : « repars à zéro : c’est maintenant ou jamais pour essayer de vivre le métier que tu voulais faire. »  alors je l’ai fait !

 

Repartir à zéro

J’ai monté une association pour donner des cours de dessin, chercher des clients et j’en ai trouvé, conclu un partenariat pour avoir des locaux. En parallèle j’ai passé un CAP encadreur d’art et trouvé un stage de formation dans un bel atelier. Passionnant. De fil en aiguille, je me suis rendu compte que le monde de l’artisanat d’art demandait des sacrifices que je ne voudrais pas faire sur le long terme. 

 

La compétence du changement

Ce n’était pas un problème pour moi car je savais à présent qu’il me suffisait d’ajuster le tir et que ce serait possible. Au fur et à mesure, j’ai acquis la compétence du changement. Je sais que c’est faisable. 

Il suffit d’accepter le mouvement. Je voyais un psy à l’époque. Il m’a dit : “Dans la vie il faut faire comme les dauphins, agir avec fluidité “. L’image me fait sourire mais me parle.

dauphin- changer- fluidite- mouvement

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Devenir encadreur d’art

Chercher un poste de salarié dans un atelier d’encadrement équivaut de nos jours à chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais devinez quoi?  De porte à porte en coups de fils, mon action a payé. J’ai travaillé dans un atelier du 6ème arrondissement dans les beaux quartiers parisiens. J’ai manipulé des gravures signées de Picasso, des toiles Francis Bacon, un dessin magnifique de Paul Eluard et d’autres d’artistes moins connus voire inconnus mais tout aussi talentueux. J’ai appris la dorure (un peu) et la restauration d’oeuvres d’art. Je me suis régalée.

Ne pas subir les choses et se protéger.

Puis je suis tombée enceinte, le patron m’en voulait et est devenu très désagréable. Nous allions déménagé pour un logement plus grand et cela m’éloignait beaucoup de l’atelier. Je n’avais plus envie de faire le chemin pour subir des remarques désobligeantes. 

 

J’ai cherché un autre plan : devenir maitresse d’école.

 

Rebelotte : révisions pendant un an (et franchement se remettre à étudier les vecteurs, la factorisation, les règles de grammaire etc… en ayant un enfant en base âge à gérer : y’a plus cool) mais regardez : Here I Am ! et je m’éclate. Je suis seule à bord à planifier mon année, les apprentissages, je vois des collègues mais sans subir leur jugement, les enfants sont attendrissants, émouvants, gratifiants. C’est un job dans lequel je me sens utile, qui est peu éloigné de chez moi, qui me permet de passer du temps avec mes propres enfants.

 

 

 

Evidemment l’histoire ne s’arrête pas là.

Nous avons pour projet d’aller vivre en bord de mer. Je pense ne jamais obtenir de mutation alors il me faudra trouver un nouveau job. Alors en prévision, j’ai créé ce blog, ce sera peut-être une solution 🙂

Vous allez me dire : tu es juste inconstante c’est maladif ! Peut-être, mais je démontre quand même que l’on peut changer de métier si on se donne les moyens de vivre ses envies et que l’on ose.

Non ?

 

Alors allez ! à toi ! OK ?

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Dans un prochain article je vais te donner des clés pour réussir ce changement de cap en procédant avec méthode. Je sais que c’est difficile, que c’est beaucoup de remise en question mais que si tu as vraiment envie, c’est faisable. Je te propose de t’accompagner dans cette étape où il ne faudra pas baisser les bras et être créatif pour trouver des idées et des solutions. 

N’hésite pas à me laisser un commentaire ci dessous pour me dire ce qui te tracasse au travail. Parler ou écrire, c’est déjà faire un pas vers le changement. C’est déposer le fardeau du non-dit. C’est reconnaitre que la situation est problématique et c’est engager le processus du changement. 

Je reste à l’écoute. 

Tout l'intérêt de ce blog réside dans le partage d'expériences, d'impressions. N'hésitez pas à écrire dans les commentaires. Je les lis avec beaucoup d'attention et ça fait toujours plaisir de voir que quelqu'un à lu l'article. 0 comments

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